Auguste créa 9 cohortes (soit 4.500 hommes, l'équivalent d'une légion) pour maintenir la paix en Italie, 3 furent stationnées à Rome, les autres à proximité.

Auguste les conçoit comme des unités d'infanterie de 500 hommes chacune.

 

 

  Octavien devient Auguste

Ce titre est assez particulier. Conformément à la tradition romaine, il s'agit d'un surnom qu'on rajouta aux prénoms d'Auguste, tout comme on ajoutait au nom d'un général vainqueur un surnom formé sur le nom du peuple vaincu. Il était décerné au général si le territoire de Rome avait été accru par la victoire. Le terme Augustus est à forte connotation religieuse. Avant d'être décerné à Octave, il n'était employé comme adjectif qu'à l'égard d'un dieu. Il signifie élevé, consacré. Par ce titre, on considère donc qu'Octave est celui qui augmente perpétuellement l’ager publicus.

Le mois d'août (augustus en latin) fut d'ailleurs baptisé ainsi en son honneur de même qu'auparavant, le mois de juillet (julius) rend hommage à Jules César. 

 

  

 

 Instauration du Principat

Le 13 janvier-27, au terme d’un long discours au Sénat, Octave se voit attribuer le pouvoir proconsulaire pour dix ans. L’empire est divisé en provinces Sénatoriales (pacifiées) et Impériales (où se trouvent les forces armées). Le 16 janvier, il reçoit le titre sacré d’Auguste sur l’initiative du sénateur Munatius Plancus. Par ce règlement constitutionnel, le régime personnel, régime d’exception jusque là, entre dans sa période organique. Octave, reconnu comme Princeps, ou premier citoyen, devient le chef officiel de l’État romain. Il prend le contrôle absolu de l’armée, dont il assure le financement et est protégé en permanence par la garde prétorienne, stationnée dans l’Urbs (jusqu’alors aucune troupe n’avait résidé à Rome). Par définition, le régime comporte un partage d’attribution entre le nouveau pouvoir (le Princeps) et les pouvoirs traditionnels (comices, magistratures et Sénat). En fait, politique extérieure et armée mise à part, le Sénat conserve ou reçoit d’importantes prérogatives dans les domaines de l’administration civile (Rome, Italie, provinces), des finances, de la justice et de la monnaie. Auguste entend qu’il soit, en face de l’armée, le seul élément civil qui compte dans l’État. Il contrôle l’élection des magistrats par un système de recommandation officielle, la commendatio. La destinatio permet également l’intervention d’un organisme spécial de chevaliers et de sénateurs répartis en dix ou quinze centuries pour la désignation des candidats (tabula hebana, inscription découverte à Magliano). Les comices ont perdu tout contrôle véritable. L’empereur fait entrer au Sénat romain des provinciaux (à l’époque de César, 45 familles patriciennes sont représentées ; on n’en trouve plus qu’une seule à la fin du Ier siècle). Pour les remplacer, il y a des Gallo-romains (ceux de Lyon et de Vienne, très tôt), puis des Espagnols, des Africains et même des Orientaux. 

 

 

 La garde prétorienne

Les prétoriens, gardes du corps des empereurs, créés et organisés par Auguste à l'imitation de la cohorte prétorienne (cohors praetoriana) qui remonte bien plus haut. Ce corps subsista sous les différents empereurs qui se succédèrent jusqu'à Constantin ; ils jouèrent pendant ce temps un grand rôle, et firent et défirent des souverains ; Constantin les supprima, et détruisit le camp qu'ils occupaient d'une manière permanente dans l'intérieur de Rome (Tac. Hist. II, 44 ; Plin. H.N. VI, 35 ; Aurel. Vict. Caes. 40). 

                                                                           

 

 

 

 

 

 

        
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